Je peux dire aujourd'hui, et de toute certitude, que tout le délire prosaïque qui m'habite a commencé pour moi avec la découverte de l’œuvre de Khalil Gibran!
Avec l'édition version livre de poche: "Le sable et l’écume" qui m'accompagnait dans mon baluchon à travers l'Inde du Nord jusqu'aux bords du Gange, à Bénarès.
C'est là où j'ai écris, sur ces pages blanches qui sont toujours à l’arrière de chaque livre, mes premières impressions sur "l'Imminence de l’Éternité... ".
Ça devait être une révélation, celle de comprendre que je pouvais m'exprimer ainsi, librement, en écrivant. Chose dont je n'avais jusque là aucune idée.
Ainsi revient à Gibran, sans aucun doute, le mérite d’être le "père fondateur" véritable des sources de ma pensée...suivi par Rabindranth Tagore, William Blake, l’éminent Jallaludin Rumi puis le père de la beat-generation Jack Kerouac...Sans oublier le voyageur-poète Arthur Rimbaud et le Maître de la pensée paradoxale, Lao-Tsé...et bien sûr le formidable libre penseur maître philosophe Alan Watts, une figure de proue du livre "Les clochards Célestes" de Kérouac....
La vie de Gibran est, malgré les milliers de "quotes" qui circulent sur le Net, pour la plupart d'entre vous probablement un mystère.
Mystère dont je vais ici rapidement éclairer les fondements, en abordant les grands traits: D'origine Libanaise il a visité étant très jeune une école d'enseignements philosophiques à Beyrouth. Mais la famille migre à Boston aux États-Unis. Toute sa vie il continuera de créer des liens entre l'Orient et l'Occident. Au cours de sa trentaine d'années, l’idée pris forme de créer un cercle de poètes-ecrivains: le "Cénacle de la Plume", qui avait comme objectif de traduire en langue anglaise des écrivains Orientaux, qui, selon lui "le méritaient".
La santé de Gibran l'a durement fait souffrir tout au long de sa vie, ou presque.
Lui même disait de lui que son corps était comme un instrument de musique, et quelqu'un qui ne savait pas jouer en sortait une mélodie tordue...Il est mort assez jeune, laissant cependant une œuvre énorme, honnie, jugée blasphématoire en Orient.
Jusqu'à nos jours et malgré tout ce que l'on peut penser, son œuvre, est très peu connue en Europe..."Le Prophète", livre phare de Khalil Gibran peut être considéré de juste manière comme étant l'aboutissement, un concentré de son message. Mais c'est, comme dirait on, "l'arbre qui cache la foret"...

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