dimanche 18 décembre 2016

La folie du vent

"...Sais-tu seulement comment c'est, d'être habité par un languissement, par l'appel de l'horizon?
 Sais-tu entendre les chants matinaux de la route, envoûtants, persistants et cristallins?
 Les nuages,sans mot, eux, savent, se forment, se défont pour se perdre au loin...
 Avec dans le sang comme un bruissement incessant, avec dans les veines la folie du vent..." 
 

Paroles de lune


"...En son rêve éveillé,
La lune ne parle que de toi...
D'amour, de voyages, d'espoir..."

Books not dead

Pour moi c'est une chose claire et nette! Jamais au grand jamais un écran, avec autant des pixels de définition quel qu'il soit, ne remplacera jamais un bon livre! 
Le plaisir de tourner les pages en papier est chose jouissive, les pages cornées, portant des traces d'usure, des annotations ou même des déchirures, sont des marques authentiques d'un parcours d'aventures véritables. 
La couleur des pages,leur épaisseur,leur taille,la page de garde, tout cela parle un langage clair.
En ouvrant un livre ancien on y trouve parfois encore des photos, ou des cartes postales glissées entre les pages...J'ai une bonne petite bibliothèque et quand je pars en voyage,chose qui arrive presque tout le temps,je remplis la bibliothèque "de bord" de mon camion avec une sélection de circonstance! 
Chose qui me confronte à des choix difficiles,car chaque livre à sa magie propre,ses potentialités inhérentes, une alchimie de promesses et d'espoirs les entourent...Il y en a certains qui sont carrément irremplaçables,des pièces rares, d'occasion,âgées de plusieurs décennies...aujourd'hui presque introuvables. Sans valeur marchande peut-être, mais précieux pour leur contenu comme des trésors!
Et encore! Un live neuf ne saurait jamais remplacer un ancien qui a déjà "bourlingué", partagé les embrouilles de la route, pris de l'eau sous la tente ou qui se fait avachir dans un sac à dos avec du linge sale et des gamelles roussies par le feu! 
De nos jours les gens se plaisent à penser que toute information sera trouvée de manière aisée sur internet, mais en vérité un livre peut approfondir les subtilités d'un sujet de manière infiniment plus recherchée et poussée. 
Chose que j'ai souvent remarquée en me retournant frustré de l'écran, pour trouver ensuite les infos recherchées et la paix, dans les bras d'un bon livre dédié au sujet.
Truffés d'infos et documentés de dessins ou de photos de belles qualités, pour nous autres poètes-écrivains-voyageurs s'est un contentement de pouvoir griffonner quelques notes ou adresses sur le revers de la page de garde, ou sur les 2 premières feuilles généralement libres! 
C'est toute une histoire d'amour et franchement,je ne vois l'avenir des livres imprimés en rien menacés par internet, car comparé à eux, les versions cybernétiques ne font tout simplement pas le poids!
Un livre peut avoir un charme fou! 
"Books not dead"

Khalil Gibran



Je peux dire aujourd'hui, et de toute certitude, que tout le délire prosaïque qui m'habite a commencé pour moi avec la découverte de l’œuvre de Khalil Gibran!

Avec l'édition version livre de poche: "Le sable et l’écume" qui m'accompagnait dans mon baluchon à travers l'Inde du Nord jusqu'aux bords du Gange, à Bénarès.
C'est là où j'ai écris, sur ces pages blanches qui sont toujours à l’arrière de chaque livre, mes premières impressions sur "l'Imminence de l’Éternité... ".

Ça devait être une révélation, celle de comprendre que je pouvais m'exprimer ainsi, librement, en écrivant. Chose dont je n'avais jusque là aucune idée.

Ainsi revient à Gibran, sans aucun doute, le mérite d’être le "père fondateur" véritable des sources de ma pensée...suivi par Rabindranth Tagore, William Blake, l’éminent Jallaludin Rumi puis le père de la beat-generation Jack Kerouac...Sans oublier le voyageur-poète Arthur Rimbaud et le Maître de la pensée paradoxale, Lao-Tsé...et bien sûr le formidable libre penseur maître philosophe Alan Watts, une figure de proue du livre "Les clochards Célestes" de Kérouac....

La vie de Gibran est, malgré les milliers de "quotes" qui circulent sur le Net, pour la plupart d'entre vous probablement un mystère.
Mystère dont je vais ici rapidement éclairer les fondements, en abordant les grands traits: D'origine Libanaise il a visité étant très jeune une école d'enseignements philosophiques à Beyrouth. Mais la famille migre à Boston aux États-Unis. Toute sa vie il continuera de créer des liens entre l'Orient et l'Occident. Au cours de sa trentaine d'années, l’idée pris forme de créer un cercle de poètes-ecrivains: le "Cénacle de la Plume", qui avait comme objectif de traduire en langue anglaise des écrivains Orientaux, qui, selon lui "le méritaient".
La santé de Gibran l'a durement fait souffrir tout au long de sa vie, ou presque. 
Lui même disait de lui que son corps était comme un instrument de musique, et quelqu'un qui ne savait pas jouer en sortait une mélodie tordue...Il est mort assez jeune, laissant cependant une œuvre énorme, honnie, jugée blasphématoire en Orient.
Jusqu'à nos jours et malgré tout ce que l'on peut penser, son œuvre, est très peu connue en Europe..."Le Prophète", livre phare de Khalil Gibran peut être considéré de juste manière comme étant l'aboutissement, un concentré de son message. Mais c'est, comme dirait on, "l'arbre qui cache la foret"... 

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Photo: Le jeune Khalil au Liban, pays lové entre la Palestine et la Syrie en bordure de la Méditerranée.

Taksim


   L'expression de Rumi: "This singing art is sea-foam" (cette manière de chanter est comme l'écume de la mer), fait allusion au chant libre qui résulte des modulations vocales sur un rythme donné ou bien d'une base mélodique comprenant des bourdons.
 La base du fond musical serait donc "la mer" et "l'écume".
 L'improvisation vocale qui est posée dessus, flotte à la surface comme l'écume le fait sur les vagues...(!)
 C'est une pratique particulièrement chère à mon cœur, libératrice et aux accents visionnaires, tout autant pour les gens à l’écoute que pour le ou les chanteurs. 
Cette pratique de l'improvisation libre est appelée en Turquie,(pays d'origine de Rumi et des Sufis Mavlana) un "Taksim".


Mission impossible!


Pour tous les aspirants qui flirtent avec l'idée d'arriver un jour à atteindre l'état de Bouddha et donc de l'illumination, durant leur séjour sur terre, j'ai des mauvaises nouvelles à annoncer: La chance d'y arriver un jour tout en restant connectés à internet et devant les écrans, est quasiment nulle!
L'un est autant incompatible avec l'autre que de s'imaginer pouvoir maigrir tout en s'empiffrant à longueur de journée avec des pâtisseries et autres sucreries!
C'est que la vague des infos continuelles saturent les ondes cérébrales et empêchent notre cerveau d’évoluer en phase "Alpha" à coup sûr et par interférences électromagnétiques de surcroît...
 La bonne nouvelle là dedans, est que, une fois la folle idée de l'illumination enfin abandonnée, les chances d'y arriver malgré tout se multiplient par 1.000 ! 
Qui n'attend de rien peut obtenir de tout...Bande de petits veinards!!!
 Bonne chance! 

 

Let it flow



Celui qui aspire à la liberté, devra tout donner pour l'obtenir!

C'est décidément le rêve le plus cher.


..

Sur la route!


Tout est voyage! L'extase du départ et l’excitation de l'arrivée...

 Le vent d'automne pousse les nuages où bon lui semble...

Vaya con dios

"Vaya con Dios" , une chanteuse, a dit dans une de ses chansons : "One day the rebel will be quiet! ".
Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, une menace ou une promesse de paix, mais en attendant je ne suis pas "quiet", c'est a dire calme...
J'ai un virus dans le sang qui le fait bouillir, un languissement à l’âme qui toujours me fait partir. M'appelant au loin.
Partir!  Pour en fait aller nulle-part;
Suivre aussi bien des chimères que des rêves, des illusions... et autres phantasmes.
Mais ils ont leur raison d'être, car ils me poussent sur les routes, faisant ainsi leur petit travail "explosif", qui décroche le rocher de la falaise pour le transformer en "rolling stone", en pierre roulante! 
Le mot "rolling stone" est une définition donnée par les marginaux Américains des années 50, aux clochards et aux errants, qui allaient de gauche à droite, sans but précis...D'horizon en horizon, de rencontre en rencontre...

Ce qui est particulier à cette condition, c'est que bien sûr, on est toujours très content d'arriver quelque part, mais déjà au lendemain de l'arrivée, le lointain appelle à nouveau et seulement un nouveau départ peut satisfaire les démons du voyage, qui à nouveau réclament leur dût, leur droit, appelant au changement incessant...
La tension intérieure ressentie durant la fermentation des énergies stagnantes d'avant le départ, est une chose que je ne souhaite à personne;     Le degrés de la puissance de ce tourbillon, peut aller du "simple au double"  jusqu'à l’insupportable.  L'âme souffre mille martyres...On est pas vraiment face à un choix. 

Le vent souffle où bon lui semble, mais gare à ceux qui essayeront de l'enfermer, il se transformera en ouragan, emportant tout sur son passage...
Parfois je prie pour enfin connaître la paix, parfois je cris d'exaltation, parfois je me plis de souffrance, parfois le bonheur est si simple, comme un lever de soleil parmi les cimes des montagnes et le vent frais ressenti sur le visage...L'homme sage vit selon sa nature! 

(Pamphlet des nouveaux clochards célestes)

Le Peuple des oiseaux

"...Là,où l'océan de la nuit et tous ses lunatiques poètes, rencontrent les fleuves du jour et tous ses radieux prophètes. Là,où leurs chants se mêlent, bannières et étendards bruissent,d'un peuple sans terre, qui a les cieux à leur guise..."

dimanche 27 novembre 2016

La danse des Astres

Le soleil disparaît, lentement et sûrement, s'évanouissant derrière les cimes des grands arbres qui couronnent en dentelle l'horizon...
Rien ne sera jamais comme avant. L'absolu, inéluctable, parle par la voix silencieuse de l'obscurité qui s'étend presque immédiatement sur le pays et emplit le moindre recoin. Encore une fois le monde collapse dans le néant, comme toujours; Mais chaque fois la disparition de l'astre solaire ne laisse pas de doute sur le repartage des forces dans l'univers, ni sur la précision des mécanismes qui régissent la montée des marées et les mouvements des planètes...
Médusé et transi par le grandiose de cette simplicité, le Monde retient pour un instant son souffle, pressentant les paradoxes du mariage parfait entre l'éphémère et l'éternel; Cette symbiose même qui définit l'essence des mystères de la vie...
On ne s’habituera jamais à mourir ou à naître: chaque fois, c'est unique, nouveau, un tourbillon qui nous emporte! Voici le message du Soleil, naissant à l'orient et disparaissant à l'occident, cheminant sans cesse sur des chemins célestes...

jeudi 24 novembre 2016

La voie du Yogi

Les mots ne seront jamais à même de décrire, ni les larmes des extases éclatantes, ni les angoisses terribles, face au néant de ceux qui sont sur le chemin "de mourir à eux mêmes" !
Le port où arriver n'existe pas... Aucun horizon ni rivage ne salut le voyageur au loin, alors que le feu sacré brûle d'une flamme claire et pure comme le soleil.
 Aucun espoir n'est permis et une fois les portes de l'inconscient ouvertes, aucun chemin de retour n'est possible.
Trouver sa force dans le désespoir le plus absolu, l'équilibre dans l'incertitude, tel est la voie du Yogi, qui avance sur le chemin du Tantra!
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mercredi 23 novembre 2016

Au petit matin...

Au petit matin et aux premières lueurs du jour, la douceur de l'air dans la Haute Vallée est à l'image même de ce baiser que le ciel fait à la terre, qui se donne entièrement.
On sent en cela cet accord magique et secret de vouloir exalter cette joie innée, propre à la vie face à elle même!
Les oiseaux saluent cette union avec leurs chants les plus beaux, brièvement certes, mais de toutes voix.
 Pleins de mystères ont déjà étaient révélés en ces brefs instants de transition entre jour et nuit. 


 

Ghost-towns of the south

..."Façades délabrées, volets fermés et ruelles désertées"...
Une pluie matinale tombe en fines gouttes et du haut d'un étroit pont médiéval liant la rive Est à celle de l'Ouest, on voit une loutre rejoindre sa tanière à travers des eaux sombres.
 Depuis longtemps déjà, les humains semblent avoir abandonnés ce village et si vie il y a, c'est de manière silencieuse, au ralenti et comme un souffle retenu.
Le vent sauvage de l'automne pousse les nuages, quand subitement un éclat de soleil illumine le ciel. Tout cela respire l'enchantement d'un espace hors du temps, où seulement le tintement du clocher est là pour rappeler que jadis vivaient ici des hommes, alors qu'aujourd'hui c'est le royaume des esprits..."


mardi 22 novembre 2016

A tous les Prophètes

Depuis de longs jours la pluie n'a cessée de tomber. Donnant aux pistes de terre l'allure de mares de boue...Alors le Monde s’arrête et respire, comme ensorcelé par le chant des enfants des nuages, voyageurs sur le vent.
Ils psalmodient leurs visions et légendes de démons et d'anges, de tombeaux royaux, de la force de l'espoir.     Eux tous, assis sous la tente, avec dans leurs yeux l’éclat des mirages, des abîmes abyssales, leurs cheveux cernées d'étoiles, de lumière éclatante...!


 

Mantra des nuages

L'herbe au bord des petites routes de campagne est haute et jaune en cette saison-ci, l'été indien bat son plein...Quelque part derrière ces montagnes qui séparent l'Occitanie de l'Aragon, il y a un temple Bouddhiste, promesse d'un Shangri-La céleste, comme un mirage dans le ciel !
Mais le pèlerin sait que chaque but en soi n'est rien d'autre qu'une fiction, un phantasme qui mets en mouvement.
L’Élixir magique du voyage agit, les voiles sont gonflées de rêves et le temps s'allonge à l'infini !
 Que de promesses chantées par l'horizon lointain!!!     
 ...Et les nuages commencent à chanter leur mantra:  " Suivez nous, que la légèreté soit votre guide "

 

L'appel de l'âme (Le Mat)

Voici venu le temps où tu sens le souffle de l'éternité devenir brûlant... Mais tu avances, alors le monde entier crie gare, te dit de t'arrêter, avant qu'il ne soit trop tard!
C'est que ton âme, exaltée de sa soif d'absolu te dit d'aller de l'avant.
 Alors le souffle devient vent, et le vent se fait tempête!
L'une après l'autre, les étoiles tombent, laissant dans l'immensité du ciel de fins sillages lumineux, en se perdant aux confins de l'infini.

 J'avance vers le gouffre, poussé par la folie certaine d'une âme cherchant sa rédemption ...
 Je connais cet endroit, pour l'avoir déjà vu maintes fois en rêve, et je sais...Au bout il n' y a rien !

Rien, à part cette immensité de lumière blanche éblouissante qui dissout tout, et le silence....

 

samedi 19 novembre 2016

L'épée flamboyante

La liberté est à quel prix ?
Au prix du sang sûrement, mais où se joue ce combat féroce et contre qui ?
Il y a là, derrière cette porte et tapie dans le noir, 36 millions de démons féroces et prêts à te déchirer.
Alors que c'est cette porte même, qui donne accès au couloir qui mène à la terrasse, à la lumière, puis à la liberté... et il va falloir passer!
Ils s'accrochent, te tirent vers le bas et s'agrippent, tu crois devoir mourir plus d'une fois...
Et pourtant, il n'y a pas d'autre chemin vers la liberté que celui de faire face et livrer combat à ses propres démons...
Ceux la mêmes qui parlent avec les voix des anges, disant :
" Ne te rebelles pas! N'es-tu pas bien ici avec tout ce qu'on te donne? "
Alors au clair l’épée flamboyante de la conscience et de la vérité, ça taille dans le vif, tandis que les têtes et des membres volent et tombent ! 
Ce pays promis là, ne sera jamais acquit, toujours il va falloir le défendre...!


écrire...



"...Écrire, écrire pour dire, écrire pour survivre et ensuite pour en rire, pour décrire tout ce qui bouillonne, du fond de l'âme et veut sortir.
Les paroles s'enchaînent, telles des guirlandes de fleurs, ou bien colliers fait de cranes, chapelets de chants, enchantées  psalmodiées !
Avec les vents les mots s'élèvent, s'envolent aux cieux, comme les palombes blanches, d'une cage cassée.
Elles sont comme des graines, des étoiles semées, arrosées par des larmes, comme offrandes aux Dieux ! "

mardi 15 novembre 2016

Rêve éveillé...(Luna Taurus)

Cette nuit est pure folie!  La Lune, souveraine et impérieuse n'est pas venue seule, mais accompagnée du Vent du Nord qui rage à travers un ciel libre de tout nuage! 
En contre-bas, la mer sombre et écumante se fracasse sauvagement contre les récifs de la côte escarpée, bouillonnante et comme ivre de toute cette énergie, en proie aux éléments déchaînés. 
On y voit comme en plein jour à présent... Tout baigne dans une lumière argentée avec laquelle l'astre céleste inonde le paysage de manière surréaliste et jusqu'au dernier recoin. 
Dentelles dansantes des pinèdes, rocailles d'une blancheur éclatante et l’immensité d'un ciel infini, donnent en t’entraînant dans leur danse, le vertige exaltant d'une célébration cosmique, à laquelle on assiste comme dans un rêve éveillé...